Inside America – Fr


Christine Lagarde | The Daily Show | Comedy Central

Quand on parle de la France aux USA, ce ne sont pas les clichés qui manquent ! Certains Français s’en plaignent, d’autres subissent avec le sourire … Mais rares sont ceux qui en redemandent ! Bérêt bas Madame Lagarde !!!



L’Amérique à l’heure de la grande vitesse
avril 17, 2009, 12:19
Classé dans : Choc des cultures, Environnement, France, Techno | Mots-clefs: , , , ,

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Je vis à Pittsburgh depuis 3 ans maintenant, en me demandant pourquoi l’Amérique préfère toujours les long, douloureux et imprévisibles voyages aériens aux trains à grande vitesse pour les moyennes distances. La France a construit un réseau à grande vitesse depuis des décennies, et je ne m’habitue pas aux tracas (restons polis) du transport aérien américain pour me rendre dans des villes aussi proches que Philadelphie ou Boston. Bien que les deux villes ne soient distantes “que” de 900 kilomètres, il faut presque 4 heures d’avion pour aller de Pittsburgh à Boston … via Detroit. Contre toute logique géographique (ça double la distance), passer par Detroit semble normal à la plupart de mes compagnons de voyage, tout comme ils trouvent acceptable de passer la moitié de leur temps à attendre leur correspondance dans les “hubs” – ces passages obligés de toute companie aérienne. Et je ne parle pas du risque de mauvaises conditions météorologiques (très fréquentes par ici), des deux pauvres biscuits secs offerts en guise de déjeuner, ni de la personne “en surpoids” qui déborde sur votre siège tout en fixant la moitié de biscuit que vous avez mis de côté pour le dîner. Un long voyage en effet.

Je comprends que le seul secteur privé ne peut pas supporter le coût d’un réseau à grande vitesse et un retour sur investissement aussi long. Et ceux qui le pourraient doivent probablement en être découragé par les lobbyistes de Boeing. Mais quand on considère le total des heures de travail perdues chaque jour en raison des insuffisances du transport aérien, la perte de productivité pour l’ensemble du pays est énorme ! Malgré cela et un taux écrasant de 40% de passagers insatisfaits des compagnies aériennes, l’Amérique n’a pas investit dans de nouvelles infrastructures de transport terrestre depuis des décennies.

Les choses pourraient changer dans un proche avenir, avec l’ambitieux plan de trains à grande vitesse que Barack Obama a dévoilé aujourd’hui. Ce pourrait aussi être une belle opportunité pour exporter un peu de technologie française de ce côté de l’Atlantique. Mais pour réussir, les trains à grande vitesse devront d’abord convaincre l’opinion publique américaine que les trains peuvent se déplacer beaucoup plus rapidement que les “Acela”: la ligne grande vitesse existante entre Boston et Washington (plus de 6 heures pour 700 km). Quant aux chances de la technologie française en Amérique, je crains que cela ne coûte énormément d’efforts pour convaincre l’opinion publique américaine que France rime aussi avec Technologie … Bien que le TGV soit le train le plus rapide du monde d’aujourd’hui, la “Technologie de classe mondiale” (en dehors des États-Unis, bien sûr) est une marque déposée par l’Allemagne et le Japon ! Et les gouverneurs qui débloqueront les budgets de ces nouvelles lignes sont ici extrêmement sensibles à leurs électeurs.



Thé ou café ?

Sauf erreur, seul De Gaulle avait réussi en France à envoyer la droite dans la rue pour le soutenir. Je n’étais pas encore né. Les conservateurs ont repris le travail depuis lors, laissant la rue aux “forces de progrès”…

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France, 28 janvier 2009

C’est dire s’il est insolite pour français de voir une manifestation “de droite” comme les “Tea Party” (en référence à la taxe sur le thé à l’origine de la révolution américaine) qui ont eu lieu aujourd’hui un peu partout aux Etats-Unis. Ces manifestations avaient pour objectif de protester contre la politique de relance par les déficits et surtout, contre la perspective de nouvelles taxes. Elles n’ont réuni que peu de monde, mais cela valait bien quelques clichés. Des conservateurs dans la rue. C’est pas si souvent !

teaparty1USA, 15 avril 2009 – “Déjà Assez de Taxes!”, “Le congrès soumet nos enfants à l’esclavage avec la dette !”, “Contre la tyranie, pour la liberté”

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“L’Etat doit rester en dehors de nos banques, de nos entreprises, et de nos chambres à coucher !”



La fin de l’anti-américanisme ?
avril 5, 2009, 11:14
Classé dans : anti-américanisme | Mots-clefs: , , , ,

sarkozy-obama-france

Il y a 64 ans, ma mère a vu les américains libérer Strasbourg, ma ville natale. Aujourd’hui, elle n’est pas peu fière que Strasbourg se soit montrée à la hauteur de la visite du président américain, en lui réservant un accueil des plus chaleureux. Elle a vu s’effondrer les frontières sur le Rhin, et elle était fière aussi de voir cette semaine les alliés de l’OTAN se retrouver sur le Pont des Deux Rives qui matérialise la frontière oubliée.

Maman m’a téléphoné aujourd’hui pour s’assurer que je n’avais rien manqué de l’événement. Mais elle voulait surtout s’assurer que les médias américains n’avaient pas mis trop d’emphase sur les manifestions anti-OTAN qui se sont déroulées en marge du sommet. “Juste quelques idiots et des casseurs” me dit-elle comme pour s’excuser. C’est sa ville, elle en est fière, et elle a honte.

Et c’est vrai qu’au delà de l’accueil très positif des Strasbourgois, la périphérie de la ville a également été le théâtre de manifestations violentes contre l’Alliance Europe-USA, contre le capitalisme, contre la mondialisation. A mots couverts: contre l’Amérique. Ces manifestations ne sont pas spécifiquement françaises. Elles sont devenues habituelles à l’occasion de la plupart des grandes rencontres internationales. Elles furent violentes à Londres pour le G20, comme pour tous les derniers “G”. Mais vu des Etats-Unis, elles prennent un écho particulier lorsqu’elles se tiennent dans le pays considéré comme chef de file de l’anti-américanisme en Europe. C’est une idée reçue (les sondages montrent que le sentiment anti-américain est plus fort en Allemagne et en Espagne), mais reconnaissons que la classe politique française est particulièrement prompte à la propager.

En montrant respect et considération pour la culture européenne, Barack Obama vient saper le fondement de l’anti-américanisme français. Mais, celui-ci semble désormais s’alimenter de l’attitude pro-américaine que Nicolas Sarkozy affiche en retour. Le président des Etats-Unis étant trop populaire en Europe, l’anti-américanisme se mue en “anti pro-américanisme”. On ne critique plus le président américain, mais les décisions pro-américaines du président français. Question de rhétorique.

Il faudra sans doute plus d’un discours comme celui que Barack Obama a prononcé à Strasbourg en réunion publique pour sortir de cet antagonisme stérile. Il faudra aussi que les médias prennent le parti d’en diffuser l’intégralité : dans l’extrait du discours retranscrit ci-dessous, les média français n’ont souvent repris que la première partie, tandis que CNN passait en boucle la seconde. Malheureusement, les “antis” de tous bords ont de beaux jours devant eux …

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“En Amérique, il y a une difficulté à apprécier le rôle majeur que tient l’Europe dans le monde. Au lieu de célébrer le dynamisme de votre Union et de rechercher un partenariat avec vous pour relever nos défis communs, il y a eu dans le passé des périodes où l’Amérique s’est montrée arrogante, méprisante, et même moqueuse.”

Mais en Europe, il y a un anti-américanisme qui est à la fois désinvolte, mais aussi insidieux. Au lieu de reconnaître le bien que l’Amérique apporte si souvent dans le monde, il y a eu des périodes où les Européens ont préférer montrer du doigt l’Amérique comme source de tous les maux.”

“Laissez-moi dire cela aussi clairement que possible : L’Amérique est en train de changer, mais l’Amérique ne peut être la seule à changer.”

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Attachez vos ceintures
avril 2, 2009, 8:44
Classé dans : Amusant | Mots-clefs: , , , ,

Ca y est. Ce blog est officiellement en crise. Pas de billet depuis des semaines. Non pas qu’on manque de nouvelles, mais deux ou trois lettres suffisent en général à les rapporter: AIG, GM, G20, 3M et pas la peine d’en rajouter. C’est bien assez déprimant comme ça. Alors qujourd’hui, je saute sur l’occasion de ce petit rayon de soleil dans ma boite aux lettre pour perfuser le blog d’un petit billet en neuf lettres: Southwest.

Cette courte séquence réjouira tous ceux qui comme moi se désespèrent de voir les écrans vidéo progressivement remplacer la chorégraphie “live” des hôtesses de l’air précédant le décollage. Tant qu’il y a de l’humour, il y a de l’espoir.



Plus que quelques jours pour vendre vos enfants !
mars 20, 2009, 10:33
Classé dans : Amusant, Juste pour rire | Mots-clefs: , ,

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Il y a parfois de bonnes affaires qu’il faut savoir saisir. Pour retrouver le calme et la sérénité dans votre foyer, tout en arrondissant vos fins de mois en ces temps difficiles : vendez vos enfants ! C’est facile et c’est légal, dans le Mississippi !

Mais il faut vous dépécher. Le Mississippi s’apprête à entrer dans le 19e siècle et à interdire la vente d’enfants très prochainement (encore un coup dur porté au coût de la main d’oeuvre dans les petites entreprises). Alors n’hésitez pas et offrez-vous un voyage en famille dans le Mississippi rapidement ! Il ne vous en coûtera qu’un aller simple pour les enfants, et le retour sur investissement est garanti !

[Merci au Colbert Report pour cette croustillante nouvelle]



Million Dollar Baby
mars 5, 2009, 9:40
Classé dans : Paradoxes | Mots-clefs: , ,

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Voici une histoire qui ravira aussi bien les admirateurs de la générosité américaine que les détracteurs du capitalisme sauvage. Un autre exemple des (nombreux) paradoxes de la société américaine.

Laith Dougherty est un bébé de deux mois né à Portland, Oregon, avec un grave dysfonctionnement cardiaque. Estimé à 1,5 million de dollars, le coût de l’opération nécessaire à sa survie dépasse très largement le maximum pris en charge par l’assurance médicale de ses parents, et aucun hôpital qualifié de l’Oregon à la Californie n’a accepté de réaliser l’intervention chirurgicale requise sans avance sur les frais.

Le 2 mars dernier, avec l’aide de quelques blogueurs indignés, Laith a finalement été admis au Children’s Hospital de Pittsburgh, Pennsylvanie, qui s’est porté volontaire pour le sauver, à ses frais. Non seulement par générosité, mais aussi parce que c’est un hôpital qui affiche un taux de 90% de réussite pour ce type d’opération et l’un des rares du pays capable d’implanter une mini-pompe cardiaque adaptée à la petite taille du patient en attendant une transplantation.

Le paradoxe est que les parents de Laith auraient pu bénéficier d’une prise en charge gratuite par l’Etat s’ils avaient été suffisament … pauvres. Drôle de système où – à défaut de naître millionaire – mieux vaut naître sans abris pour s’assurer une bonne santé.

Barack Obama lançait aujourd’hui à la Maison Blanche des états généraux pour la réforme du système de santé américain. Peut-être la fin du paradoxe.

Je souhaite longue vie à Laith, qui a vraiment touché … mon coeur !



Choc thermique
février 27, 2009, 11:36
Classé dans : Vie quotidienne | Mots-clefs: , , ,

florida1

Rien n’y fait. C’est une loi physique. Prenez un type moyen d’humeur joyeuse qui vient de passer une semaine dans les Keys de Floride, plongez-le dans une eau turquoise à 25 degrés, laissez-le dorer quelques heures sur du sable chaud sous le soleil du matin,  jetez-le dans un avion vers midi sans service de restauration à bord, puis récupérez-le le soir sur le parking de l’aéroport de Pittsburgh sous 10 centimètres de neige et en plein blizzard :  inévitablement, le type est de mauvaise humeur. Et c’est encore pire lorsque, s’y étant préparé longtemps à l’avance, le type en question – prétextant de n’avoir sur lui qu’un léger blouson sans capuche – prend bien soin cette fois ci d’envoyer son épouse en reconnaissance sur le parking pour retrouver sa voiture perdue sous la neige :  l’humeur de l’épouse tourne vinaigre également … et les deux individus passent une très mauvaise soirée.

A part ça, c’est beau la Floride en février ! Dommage que tous les ponts entre deux Keys ne soient pas coupés. On y resterait bien plus longtemps.

La prochaine fois : penser à emporter de la dynamite.



Che Guebama
février 18, 2009, 11:47
Classé dans : Paradoxes, Politique | Mots-clefs: , , , ,

newsweek

Depuis l’élection présidentielle américaine, le monde entier semble réclamer sa part du succès de Barack Obama. L’événement est tout particulièrement célébré par les socialistes français, qui semblent avoir vécu l’élection d’Obama comme le retour de l’enfant prodigue. Enfin après toutes ces années d’errance dans l’ultra-capitalisme guerrier, les américains ont fait le choix d’idées plus nobles et généreuses : les leurs.

De là à suggérer que la victoire d’Obama est un peu la leur, il n’y a qu’un pas qui fût  allègrement franchi par Ségolène Royal le 20 janvier dernier dans sa déclaration au Monde : “J’ai inspiré Obama et son équipe a copié notre campagne”. Autant pour la réputation d’arrogance des français. Et puisque le ridicule ne l’a pas tué, l’extrême gauche alter-mondialiste peut bien elle aussi récupérer un peu de “Obama Magic” et faire entendre son “Yes We Can” en manifestant contre les “pratiques colonialistes du gouvernement” mais “pour une intervention du gouvernement”  dans les Antilles ! (Arghh!)

Mais alors que les socialistes français semblent convaincus qu’une Ségolène Royal règne désormais sur la Maison Blanche, ce qui inquiète les américains est que leur nouveau président ressemble de plus en plus à … Nicolas Sarkozy !

Non décidément, Barack Obama n’est pas Che Guevara ! Et avant de réclamer l’éjection de Sarkozy et la mise sous tutelle immédiate de la France par Obama, les socialistes français pourraient bien vouloir considérer certains faits. Obama ne plaide pas pour une augmentation générale des salaires et une relance de la consommation comme le souhaite le Parti Socialiste en France, mais pour des investissements massifs dans les infrastructures, la recherche et l’éducation, tout comme le Président français. Comme lui, il propose de réduire les impôts sur les classes moyennes, non de les augmenter. Comme lui, il souhaite mieux contrôler les marchés financiers, et non les démolir pièce par pièce. Comme lui, il entend améliorer la couverture sociale des américains en réduisant son coût, et non en l’augmentant.

D’autres similitudes sont également frappantes. Le gouvernement Obama compte des personnalités de gauche et de droite. Ce que les socialistes français avaient considéré comme une “basse manoeuvre politique” lorsque Sarkozy avait pris une initiative similaire en France ! La première décision d’Obama a été de décréter la fermeture du camp de détention de Guantanamo Bay. En France, la fermeture du camp de Sangatte par Sarkozy avait été qualifiée d’acte irréfléchi et dangeureux.cover_vanityfair

Du côté de leur exposition médiatique également, toutes proportions gardées, l’hyper-président Sarkozy peut être aisément comparé à l’icône Obama. Le président américain fait les gros titres de Men’s Health (et il fumait un paquet de cigarettes par jour avant la campagne !) et s’étale dans Vanity Fair … où il succède à quelques semaines d’intervalle à la “glamorous Carla Bruni-Sarkozy“.

Non vraiment, Newsweek peut bien titrer “We are all Socialists Now!” cette semaine avec un article qui met en avant la francisation de l’économie américaine, l’ombre de Ségolène Royal est très, très loin d’entrer à la Maison Blanche : le “Socialiste” que les américains pensent habiter au Palais de l’Elysée, c’est Nicolas Sarkozy !

[c'est pas moi qui le dit]



Don’t You Get It???
février 6, 2009, 12:09
Classé dans : Amusant, Politique | Mots-clefs: , , , ,

C-SPAN est au congrès des États-Unis ce que LCP-AN est à l’assemblée nationale française : une chaîne de télé ennuyeuse et peu regardée, sauf lorsque le congrès (qui aux Etats-Unis a pleins pouvoirs d’investigation sur l’emploi des deniers publics) mène l’enquête sur les scandales les plus scandaleux de la République. On assiste alors au spectacle réjouissant du maître d’école (le député) sermonant le cancre (l’agence fédérale qui n’a pas fait son boulot) pris en flagrant délit d’indiscipline.

Lorsque le scandale porte sur les 50 milliards de dollars volatilisés dans les montages financiers frauduleux de Bernard Madoff, que le prof qui mène l’enquête a le bagou de Gary Ackermann, et que l’agence épinglée par le congrès n’est rien de moins que la jusque-là-très-honorable SEC, ça nous donne quelques bon moments expiatoires comme celui-ci.

Probablement pas de quoi ébranler les golden boys qui regardent C-SPAN depuis une plage des Caraïbes, mais  jouissif pour le péquin-moyen-qui-en-a-marre-d’être-pris-pour-un-crétin.

Pour replacer cet extrait dans le contexte, Gary Ackermann s’en prend ici aux représentants de la SEC qui ont ignoré (sciemment ?) un rapport détaillé sur les activités frauduleuses de Madoff posé sur leur bureau depuis 8 ANS !!!

PS Lulu: avec tous ces liens à visiter, j’espère que ça te fera de la lecture pendant quelques jours !